La formule
Interpreter le resultat
Au-dessus de 3, la situation est généralement considérée comme sûre. Entre 1,5 et 3, l'entreprise assure le service de sa dette mais dispose d'une marge limitée. En dessous de 1,5, un ralentissement modéré menace les paiements d'intérêts, et en dessous de 1, l'activité ne génère pas assez de bénéfices pour les couvrir du tout.
Ou cela se complique. Ignorer le profil d'échéances. Une entreprise avec une excellente couverture des intérêts peut malgré tout faire défaut si un gros prêt arrive à échéance et ne peut être refinancé — la couverture mesure les intérêts, pas le principal.
Les clauses bancaires se situent généralement entre 2 et 3 fois, testées chaque trimestre. Leur violation donne habituellement au prêteur le droit d'exiger le remboursement, ce qui pousse les entreprises à gérer en fonction de la clause plutôt que du confort.
L'EBIT est plus prudent car les amortissements reflètent des actifs qu'il faudra tôt ou tard remplacer. Les prêteurs préfèrent souvent l'EBITDA comme approximation de la trésorerie — précisez simplement lequel est utilisé pour un chiffre donné, car les deux peuvent différer sensiblement.
Comment calculer
La couverture des intérêts mesure la facilité avec laquelle une entreprise peut payer les intérêts de sa dette à partir de son résultat d'exploitation. C'est le ratio sur lequel portent la plupart des clauses bancaires, et celui qui se déclenche en premier lorsque l'activité se dégrade.
On utilise l'EBIT plutôt que le bénéfice net car les intérêts sont payés avant l'impôt et avant déduction des charges financières. Certains prêteurs utilisent plutôt l'EBITDA, ce qui donne un chiffre plus élevé en excluant les amortissements.